Un dîner qui aurait dû nous réunir Je m’étais levée tôt, motivée, décidée à faire de cette journée un petit moment de bonheur. Deux gâteaux au four, des plats mijotés, notre grande table dressée avec soin… J’avais envie de créer une atmosphère chaleureuse, un refuge où nos enfants pourraient souffler, rire, peut-être même se raconter leurs vies.

Des petits brunchs improvisés, des visites individuelles, des appels sans raison particulière… Autant de petites fenêtres pour maintenir un lien sans pression. Et, qui sait, peut-être que de nouvelles habitudes feront renaître des complicités que je croyais perdues.

Car malgré la déception de ce dimanche écourté, je refuse d’abandonner l’idée que notre famille peut se retrouver. Les liens se distendent parfois, mais ils ne disparaissent pas : ils attendent d’être réappris, doucement, patiemment.

Et je veux croire que, tôt ou tard, nos enfants comprendront que quelques heures partagées valent bien plus que tous les cadeaux du monde, une véritable valeur familiale.